Une petite enfance de guerre

mercredi 2 août 2017

J'AI EU VINGT ANS EN 1958 Mes années étudiantes au Quartier Latin



















Voici mon "petit dernier". Il vient de sortir aux Éditions Le Panier d'Orties, 2 rue de la Forge 58500 Oisy. 91 pages de texte + 8 pages de photos et illustrations. 10€.
Ce petit livre m'a permis de me replonger dans les années 1956-1962, mes années de jeunesse, mes années étudiantes, dans un Quartier Latin qui vivait souvent au rythme des événements de l'époque, principalement la Guerre d'Algérie.
J'invite le lecteur à me suivre dans cette évocation, d'abord en classe prépa, puis à La Sorbonne, il m'accompagnera dans les épreuves d'examens et concours, courra avec moi dans les transports afin d'atteindre certains amphis éparpillés dans Paris ou même hors de Paris, rira sans doute de certaines anecdotes, ou sera ému par une actualité tragique. Il découvrira des personnages d'envergure tels que De Gaulle ou Gagarine, dans un monde sans téléphone portable, où la télé ne se réduisait qu'à une seule chaîne en noir et blanc pour 10% des foyers en 1959.


Extrait de la page 28

La rentrée est tout juste faite qu'un événement extraordinaire retentit sur le monde; dans le train de banlieue les gens se penchent sur les titres énormes qui s'étalent dans les quotidiens, on parle à son voisin de banquette qu'on ne connaît même pas, on a la tête dans les étoiles...l'URSS a lancé le premier satellite artificiel dans l'espace. Il s'appelle Spoutnik-1, on l'appelle aussi Bébé lune et il fait Bip Bip! Le lancement a été effectué le 4 octobre 1957 depuis le site de Baïkonour au Kazakhstan. 


Si vous désirez commander ce livre, contactez moi à l'adresse suivante :
en me laissant vos coordonnées. Je vous donnerai mon adresse postale afin que vous puissiez m'envoyer un chèque de 13,20€ (10 € +3,2 € de frais de port et d'emballage).


vendredi 5 octobre 2012

IMPRESSIONS DE MARTINIQUE





Fidèle au livre-témoignage, mais dans un registre bien différent, mon 4ème ouvrage me permet de partager mes impressions sur un récent voyage en Martinique.
Des documents, ainsi que de nombreuses photos, illustrent mon propos sur cette île magnifique, à la population si attachante.
L'histoire humaine, comme l'histoire géologique y sont omniprésentes.
 
 Editions Le Panier d'Orties, 2 rue de la Forge 58500 Oisy.
45 pages de texte + 16 pages de photos. 12 euros.

Si vous désirez commander ce livre, contactez moi à l'adresse suivante :
en me laissant vos coordonnées. Je vous donnerai mon adresse postale afin que vous puissiez m'envoyer un chèque de 15,20€ (12 € +3,2 € de frais de port et d'emballage).

Extraits du chapitre "Randonnées au nord de l'île"

Le sentier est bien tracé sous le couvert de la forêt humide aux arbres gigantesques : bambous énormes dont certains troncs parfois coupés, font penser à des tuyaux à gaz. Nombreux avocatiers dont on cherche vainement les fruits, immenses fromagers (arbres qui fournissent le kapok dont on se servait beaucoup autrefois pour rembourrer les coussins), aux racines contreforts impressionnantes renforçant l'ancrage du tronc, et bien d'autres que nous n'identifions pas. Fougères nombreuses et variées, tout est d'un vert intense, ce qui permet aux lézards anolis de se camoufler facilement, mais on arrive tout de même à les repérer lorsqu'ils sont en mouvement, d'abord en raison de leur nombre, mais grâce aussi aux points noirs dont leur dos est souvent pourvu.
Nous traversons la rivière à gué bien des fois, ce n'est pas encore de tout repos! Nous croisons des randonneurs et entamons la conversation, histoire aussi de savoir si nous sommes loin du but, en l'occurrence la cascade Couleuvre. Certains d'entre eux viennent de rencontrer une Matoutou Falaise, c'est à dire une Mygale, endémique de la Martinique, de couleur bleu et rouge, en voie de disparition. Nous aurons beau nous écarquiller à l'endroit indiqué, nous ne verrons rien (je n'aime pas les araignées, surtout quand il s'agit de gros calibres, mais la photo aurait tout de même été intéressante...).
  

mercredi 27 avril 2011

CHRONIQUES DE MES JEUNES ANNEES. L'après-guerre


Suite de Une petite enfance de guerre, ce 3ème volume vient de sortir aux éditions Le Panier d'orties, 2 rue de la Forge 58500 Oisy.160 pages. 12 euros.Au travers de mes nombreux souvenirs, vous pourrez vous faire une idée de la façon dont on vivait à cette époque. La canicule de 1947, les fêtes, quelques personnages, des événements locaux, nationaux, ou même internationaux..., l'école, l'arrivée progressive du confort, notamment les débuts de la télévision, et bien d'autres choses! Une époque où tout manquait sauf la fraternité.

Extraits du chapitre Les petits métiers :

Couteaux, ciseaux, rasoirs! C'était le rémouleur avec ses meules sur roulettes; il attirait toujours quelques personnes qui se précipitaient afin de lui confier des lames qui avaient bien besoin d'un affutage.
E-tameur! (ou bien Ré-tameur!). Cette fois c'était l'étameur, celui qui réparait les vieilles bassines ou les vieilles casseroles dont le fond était percé, en réalisant des soudures à l'étain, ce qui explique l'origine de son nom de métier; parfois, si le trou était important, il ajoutait une rondelle métallique pour consolider. On ne jetait que ce qui était véritablement hors d'usage. Le reste était réparé, ravaudé jusqu'à la limite du possible. Il en était de même du linge, les femmes raccommodaient tout, et en particulier les chaussettes qui finissaient parfois complètement déformées, et faisaient mal aux pieds dans les chaussures.
L'évocation des chaussettes me rappelle l'arrivée des bas nylon, juste après la guerre. Venus des Etats-Unis, ils suscitaient l'intérêt des femmes et alimentaient leurs conversations, notamment à Billy autour de la pompe du Pilori. Que d'exclamations et de convoitises! Des bas fins pouvant remplacer la soie si fragile et si chère...Mais le nylon n'était pas bon marché non plus, et l'on n'était pas à l'abri de la maille qui file, alors vite, vite VITOS disait la réclame (ancêtre de la publicité). En effet, un petit métier était né : remailleuse de bas........

Si vous souhaitez vous replonger dans l"après-guerre", vous pouvez vous procurer le livre :

- soit dans les librairies bourguignonnes dont vous trouverez la liste sur le blog Le Panier d'Orties :
http://lepanierdorties.over-blog.com/

- soit en m'adressant un courriel dans lequel vous indiquerez votre adresse:
monique.angerand@yahoo.fr

Je m'occuperai de l'expédition et vous donnerai mes coordonnées afin que vous puissiez m'adresser un chèque de 15,20 € (12 € + 3,20 € de frais de port et d'emballage).

Chacun de mes livres est au prix de 12 €.
Si vous en voulez 2 ce sera 28,80 € (12€ x 2 = 24 €, plus 4,80 € de frais de port et d'emballage).


Si vous voulez les 3 ce sera 40,80 € (12 euros x 3 = 36 €, plus 4,80 € de frais de port et d'emballage).

mercredi 16 juin 2010

CLAMECY...




"...ville des beaux reflets et des souples collines..."
Romain Rolland dans Colas Breugnon.






Livres-Escales le 13 septembre 2009, sur le stand du Panier d'Orties, au Port des Jeux, halte fluviale du canal du Nivernais.

mardi 14 avril 2009

LA VERITE MALMENEE

.
Après Une petite enfance de guerre, La vérité malmenée, mon deuxième livre, est paru aux éditions Le Panier d'Orties, 2 rue de la Forge 58500 Oisy.

3 histoires concernant des ascendants de l'auteur, dont la vie ou le souvenir ont été modifiés par les secrets de famille, les mensonges ou les omissions.
Part d'ombre, ces secrets alimentent les questions, les imaginations, les tourments des descendants qui ne se contentent pas de ce que l'on a bien voulu leur raconter, mais se mettent à la recherche de la vérité.
Nous suivons pas à pas les cheminements de l'enquête dans le monde des archives, et voyons peu à peu la vérité réapparaître.

99 pages + 8 pages de photos. 12 euros.

Extrait du 1er chapitre

Je suis né à Paris dans le Faubourg Saint-Denis au N°4; c'était tout près de la Porte Saint-Denis sous laquelle je jouais avec les gosses du quartier.
Mon père s'appelait Louis Angerand. Souvent il me prenait par la main et m'emmenait voir la colonne de la Bastille où figurent les noms des victimes des "Trois Glorieuses" de 1830. Lui-même était un "rouge".

Ma mère s'appelait Elmire Uranie Poirel. A la maison, elle piquait des bottines à boutons sur la machine à coudre.
Edouard, mon frère, était plus âgé que moi. Ma mère avait une préférence pour lui, d'ailleurs il possédait quelques jouets, moi pas.
Il y avait de la dispute à la maison, entre mon père et ma mère. Quelquefois venait un "beau monsieur".

Pendant le siège de Paris, on avait mangé du rat.
Mon père est mort à la Commune de Paris, mais selon la "version officielle" il est mort de la rougeole.
Un jour, ma mère m'a pris par la main, m'a acheté des bonbons (cela n'était jamais arrivé avant), et elle m'a abandonné. J'avais quatre ans.

Ce doit être à peu près en ces termes que mon grand-père racontait sa triste enfance à Paris. Souvent mon père m'en avait parlé, révolté contre sa grand-mère, ne comprenant pas, se posant mille questions auxquelles il ne pouvait apporter aucune réponse. Bien des fois il avait interrogé mon grand-père dont les larmes n'étaient jamais très loin, alors ils en restaient là.
Je me souviens très nettement d'une après-midi du mois d'août 1978. Nous étions à Billy en vacances chez mes parents. Sur la table de la salle à manger, nous avions étalé quelques papiers, et une nouvelle fois nous évoquions l'abandon de mon grand-père. J'avais pris quelques notes, sa date de naissance, le nom de ses parents et de son frère, c'était à peu près tout, nous savions si peu de choses...
J'étais bien décidée à entreprendre des recherches, après tout mon grand-père était né à Paris, sa date de naissance était une certitude, il ne devait pas être trop difficile de trouver au moins un acte d'Etat Civil!
Les vacances tiraient à leur fin, nous avions quitté mes parents avec la promesse de les tenir au courant de mes démarches.

Premières recherches

J'ai tout d'abord commencé par me renseigner, le téléphone évite, dans ce cas, bien des déplacements inutiles. C'est ainsi que la mairie du 10ème arrondissement m'apprit que les registres des naissances de 1866 se trouvaient aux Archives de Paris, au 30 Quai Henri IV, dans le 4ème arrondissement. J'ignorais tout de leur fonctionnement.
La rentrée des classes se faisait vers le 15 septembre à ce moment-là. J'avais donc largement le temps de programmer ma visite aux Archives avant cette date : ce fut le 1er septembre 1978.
Mon coeur battait fort quand je montai l'escalier de ce vieil immeuble parisien.

Si vous souhaitez connaître la suite, vous pouvez vous procurer le livre dans les librairies bourguignonnes mentionnées sur le blog
Le Panier d'Orties :

http://lepanierdorties.over-blog.com/

Vous pouvez aussi m'envoyer un courriel :

monique.angerand@yahoo.fr

en m'indiquant vos coordonnées. Je vous enverrai le livre et par courriel je vous transmettrai l'adresse où vous pourrez envoyer un chèque de 15,20 € (12 € + 3,20 € de frais de port et d'emballage).
La marche à suivre est la même pour Une petite enfance de guerre (prix identique).
Si vous souhaitez commander les deux livres, le montant total sera de 28,80 € (12 € x 2, +4,80 € de frais de port et d'emballage).

samedi 9 février 2008

MAISONS-ALFORT, ma ville natale

La Cité actuellement

La Cité en 1940 : j'ai 2 ans. C'est juste après l'Exode.

J'y suis née en 1938 : très exactement au 21 Square Dufourmantelle. Ce sont des HBM (Habitations à Bon Marché) où toutes les catégories sociales se côtoient :
beaucoup de Cheminots, des ouvriers, des employés, des instituteurs, des professeurs, des médecins, des artistes... Un bel exemple de mixité sociale!
La conception de l'ensemble, par les architectes Dubreuil et Hummel (prix de Rome), est avant-gardiste : espaces verts, confort (salle d'eau avec douche, chauffage central, autovidoir pour les ordures, ...).
C'est là que j'ai vécu toute mon enfance et même au delà, c'est aussi à l'école communale voisine, le groupe scolaire Jules Ferry, conçu par les mêmes architectes, que j'ai fait mes premiers apprentissages, jusqu'à mon entrée en 6ème en 1949.
C'est là aussi que mes premières années ont été assombries par la guerre...

Ecole Jules Ferry. Classe de Mlle Baraban. 1947. Nous travaillons
par équipes dont les noms sont ceux des contes de Perrault figurant sur les bas-reliefs qui encadrent la porte d'entrée.

object width="180" height="220">
Découvrez la playlist Nouvelle playlist avec Valérie Duchateau