Une petite enfance de guerre

Nom : Monique Angerand-Berger

mardi 14 avril 2009

LA VERITE MALMENEE

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Mon 2ème livre, La vérité malmenée, vient de paraître aux éditions Le Panier d'Orties, 2 rue de la Forge 58500 Oisy.

3 histoires concernant des ascendants de l'auteur, dont la vie ou le souvenir ont été modifiés par les secrets de famille, les mensonges ou les omissions.
Part d'ombre, ces secrets alimentent les questions, les imaginations, les tourments des descendants qui ne se contentent pas de ce que l'on a bien voulu leur raconter, mais se mettent à la recherche de la vérité.
Nous suivons pas à pas les cheminements de l'enquête dans le monde des archives, et voyons peu à peu la vérité réapparaître.

99 pages + 8 pages de photos. 12 euros.

Extrait du 1er chapitre

Je suis né à Paris dans le Faubourg Saint-Denis au N°4; c'était tout près de la Porte Saint-Denis sous laquelle je jouais avec les gosses du quartier.
Mon père s'appelait Louis Angerand. Souvent il me prenait par la main et m'emmenait voir la colonne de la Bastille où figurent les noms des victimes des "Trois Glorieuses" de 1830. Lui-même était un "rouge".

Ma mère s'appelait Elmire Uranie Poirel. A la maison, elle piquait des bottines à boutons sur la machine à coudre.
Edouard, mon frère, était plus âgé que moi. Ma mère avait une préférence pour lui, d'ailleurs il possédait quelques jouets, moi pas.
Il y avait de la dispute à la maison, entre mon père et ma mère. Quelquefois venait un "beau monsieur".

Pendant le siège de Paris, on avait mangé du rat.
Mon père est mort à la Commune de Paris, mais selon la "version officielle" il est mort de la rougeole.
Un jour, ma mère m'a pris par la main, m'a acheté des bonbons (cela n'était jamais arrivé avant), et elle m'a abandonné. J'avais quatre ans.

Ce doit être à peu près en ces termes que mon grand-père racontait sa triste enfance à Paris. Souvent mon père m'en avait parlé, révolté contre sa grand-mère, ne comprenant pas, se posant mille questions auxquelles il ne pouvait apporter aucune réponse. Bien des fois il avait interrogé mon grand-père dont les larmes n'étaient jamais très loin, alors ils en restaient là.
Je me souviens très nettement d'une après-midi du mois d'août 1978. Nous étions à Billy en vacances chez mes parents. Sur la table de la salle à manger, nous avions étalé quelques papiers, et une nouvelle fois nous évoquions l'abandon de mon grand-père. J'avais pris quelques notes, sa date de naissance, le nom de ses parents et de son frère, c'était à peu près tout, nous savions si peu de choses...
J'étais bien décidée à entreprendre des recherches, après tout mon grand-père était né à Paris, sa date de naissance était une certitude, il ne devait pas être trop difficile de trouver au moins un acte d'Etat Civil!
Les vacances tiraient à leur fin, nous avions quitté mes parents avec la promesse de les tenir au courant de mes démarches.

Premières recherches

J'ai tout d'abord commencé par me renseigner, le téléphone évite, dans ce cas, bien des déplacements inutiles. C'est ainsi que la mairie du 10ème arrondissement m'apprit que les registres des naissances de 1866 se trouvaient aux Archives de Paris, au 30 Quai Henri IV, dans le 4ème arrondissement. J'ignorais tout de leur fonctionnement.
La rentrée des classes se faisait vers le 15 septembre à ce moment-là. J'avais donc largement le temps de programmer ma visite aux Archives avant cette date : ce fut le 1er septembre 1978.
Mon coeur battait fort quand je montai l'escalier de ce vieil immeuble parisien.

Si vous souhaitez connaître la suite, vous pouvez vous procurer le livre dans les librairies bourguignonnes mentionnées sur le blog du Panier d'Orties :

http://lepanierdorties.over-blog.com/

Vous pouvez aussi m'envoyer un courriel :

monique.angerand@yahoo.fr

en m'indiquant vos coordonnées. Je vous enverrai le livre et par courriel je vous transmettrai l'adresse où vous pourrez envoyer un chèque de 14,50 euros (12 euros + 2,50 euros de frais de port et d'emballage).

samedi 9 février 2008

MAISONS-ALFORT, ma ville natale

La Cité actuellement
La Cité en 1940 : j'ai 2 ans. C'est juste après l'Exode.

Ecole Jules Ferry. Classe de Mlle Baraban. 1947. Nous travaillons
par équipes dont les noms sont ceux des contes de Perrault
figurant sur les bas-reliefs qui encadrent la porte d'entrée.


J'y suis née en 1938 : très exactement au 21 Square Dufourmantelle, c'est à dire dans la Cité. Ce sont des HBM (Habitations à Bon Marché) où toutes les catégories sociales se côtoient :
beaucoup de Cheminots, des ouvriers, des employés, des instituteurs, des professeurs, des médecins, des artistes... Un bel exemple de mixité sociale!
La conception de l'ensemble, par les architectes Dubreuil et Hummel (prix de Rome), est avant-gardiste : espaces verts, confort (salle d'eau avec douche, chauffage central, autovidoir pour les ordures, ...).
C'est là que j'ai vécu toute mon enfance et même au delà, c'est aussi à l'école communale voisine, le groupe scolaire Jules Ferry, conçu par les mêmes architectes, que j'ai fait mes premiers apprentissages, jusqu'à mon entrée en 6ème en 1949.
C'est là aussi que mes premières années ont été assombries par la guerre...

lundi 12 novembre 2007

Billy-sur-Oisy d'hier et d'aujourd'hui

video

dimanche 11 novembre 2007

Séances de dédicaces en images


Clamecy. Rue du Grand Marché, devant la Librairie Moderne et Classique de Fernand Compin. En compagnie de Pierre Fromageot. 28 juin 2007.


Billy-sur-Oisy. Fête de la Pomme. Stand de Patrick Collin
de la librairie du Beuvron.
28 octobre 2007.



Coulanges-sur-Yonne. Lire en fête. 21 octobre 2007.

vendredi 9 novembre 2007

Le Salon des Auteurs Nivernais

Nevers, Palais Ducal. 25 novembre 2007.